PÉROU: mon expérience de coopération internationale.

Voyage de coopération internationale et séjours touristiques

Pérou, avril/mai 2017
Par Claudia Pagé

 

Un an plus tard.

Déjà un an depuis mes trois semaines passées à Collique, un petit bout de terre peu connu dans le district de Comas, à 45 minutes de Lima. Une ville terreuse aux premiers abords, que j’ai trouvée magnifique et riche de son éclat unique. Collique compte 8 zones, de la zone 1 à la zone 8, du plus bas au plus haut, du plus aisé au plus pauvre. Plus nous montions dans les chemins de terre, plus notre regard changeait en parrallèle. De frêles maisons construites de matériaux recyclés (plastique, carton, tôles, etc.), plusieurs sans eau courante ni électricité. Quel triste constat. Notre vision de nord-américains privilégiés en prenait un sale coup.

 

 

Mon plus grand étonnement fût de m’attendre à être attristée par leur pauvreté, alors qu’à l’opposé, je fus touchée par leur solidarité. J’étais à l’époque finissante en éducation spécialisée et mon travail consistait à donner des ateliers éducatifs dans une école primaire avec d’autres finissants de mon programme. J’étais donc en contact direct avec les enfants, les enseignants et les parents. Ma base d’espagnol, peu aiguisée, mais amplement suffisante, me permis de partager mes connaissances en éducation avec des gens peu ou pas du tout scolarisés.

Le fonctionnement scolaire n’avait rien à voir avec ce que l’on connaît. Les enfants parlent les uns par dessus les autres, se lèvent quand ils le veulent, l’enseignante parle fort (ce qui ressemblait à des cris à mes oreilles francophones), etc. J’avais plus l’impression d’être dans une grande famille. Les enfants, les enseignants et les parents formaient un tout soudé: leur collectivité. Ce n’était pas rare de voir l’enseignante donner des bisous aux petits enfants en début de journée. C’était un sentiment que je n’avais jamais éprouvé auparavant.

Tellement, que je ne savais plus si c’était moi qui devait leur enseigner ma vision de l’éducation ou l’inverse…

Au bout du compte, je suis celle qui a le plus appris. Certes, j’ose espèrer leur avoir apporter quelques connaissances utiles et tangibles, mais je suis bien consciente que 3 semaines dans un milieu n’est pas suffisant pour changer plusieurs aspects. Nous avons apporté notre petite touche et c’est bien comme ça. Le but d’un voyage de coopération internationale ou d’un voyage humanitaire n’est pas de changer le monde, mais de semer des graines.

La beauté de ce type de voyage est d’être confronté à une réalité totalement différente de la nôtre.

"Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, 
et ce qui peut être compté ne compte pas forcément." 
- Albert Einstein

Une expérience touchante

Je dois avouer que j’arrivais l’esprit sans attente et que je suis partie la larme à l’oeil. Je ne comprends pas encore ce qui m’a le plus touchée dans cette aventure.

Peut-être était-ce la famille dans laquelle je vivais pendant trois semaines? Je n’ai jamais vu autant d’amour, de générosité et de pureté. J’en ai été ébranlée. Une mère de famille au coeur immense, un père aimant et touchant, un adolescent curieux et un fils avec un lourd handicap mental. J’étais émue de les voir jongler avec leur réalité avec tant d’aisance. Dans le frigidaire, il n’y avait que la nourriture pour la journée même. Une petite maison modeste au plancher sur le ciment, où je m’y sentais si bien, à ma grande surprise. Le minimum. Et ils avaient tout ce qui importe: l’amour.

Peut-être était-ce les enfants? Les voir rire, danser, courir vers nous et nous poser pleins de questions sur le Canada était d’une telle beauté. Ils étaient tant impressionnés par nous, allant même jusqu’à nous demander des autographes. C’était de la folie à mes yeux. Ce sont eux qui m’ont impressionnée par leur joie de vivre.

Peut-être était-ce tout le village? Si petit et grand à la fois. Au départ, ce n’était qu’un village comme un autre, plutôt défavorisé, mais bien organisé. À la fin, je réalisais que c’était une grande famille. Une richesse inestimable qui s’est malheureusement perdue dans les sociétés plus industrialisées.

L’expérience dans son ensemble m’a touchée et je suis profondément heureuse et reconnaissante de l’avoir vécue.

 

SÉJOURS TOURISTIQUES

Durant ces trois semaines, nous avons profité des fins de semaine pour visiter le Pérou, un pays d’une incroyable beauté.

Lima

Lima est la capitale du Pérou et c’est l’une des plus grandes villes d’Amérique du Sud avec plus de 8 890 792 habitants. J’ai immédiatement eu un gros coup de coeur pour cette ville. Lima a tant à offrir avec ses musées, ses quartiers animés, ses magasins colorés et sa cuisine unique. C’est l’endroit parfait pour acheter mille et un souvenirs, allant des foulards, aux peintures, aux objets artisanaux à l’effigie de la culture péruvienne, aux feuilles de coca, etc. J’ai particulièrement aimé les quartiers de Barranco et de Miraflores, malgré le court laps de temps que nous y sommes restés. Lima est définitivement une ville où j’ai l’intention de retourner prochainement.

Cuzco et le Machu Picchu

Tant qu’à être à Lima, pourquoi ne pas prendre un vol vers Cuzco à moins de 100$? Cuzco est une ville impressionnante à 3 400m d’altitude. C’est l’ancienne capitale de l’Empire Inca. Il y a pleins de vestiges historiques à visiter dans la ville et autour de la ville. Plusieurs agences de voyage peuvent vous organiser des trajets touristiques d’un jour ou plus. À partir de Cuzco, vous pouvez vous rendre au Machu Picchu par train, par mini bus ou faire un trek. Une fois au Machu Picchu, vous pouvez dormir une nuit ou plus dans la ville au pied de la montagne, Agua Caliente.

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Le Machu Picchu, à une altitude de 2 430m, au coeur des Andes, est une ancienne citadelle inca qui a été battie au XVe siècle, puis abandonnée par la suite. Une fois arrivée au sommet du site, la vue imprenable sur les montagnes m’a transportée comme dans un nouveau monde. Le Machu Picchu est l’une des 7 merveilles du monde et ça se comprend. Cette cité mystérieuse a une histoire incroyable et il est étonnant de constater cette construction improbable au sommet d’une montagne. Les passionnés d’histoire seront comblés.

*Le Machu Picchu est maintenant limité à un certain nombre de touristes par jour à des fins de préservation. Il est donc important de prévoir son voyage longtemps à l’avance.

Ica et l’oasis de Huacachina

La ville d’Ica se trouve à 300km de Lima. À partir de là, vous pouvez vous rendre dans l’incroyable oasis de Huacachina. Le petit village de quelques centaines de personnes est situé autour d’un lac. Autour de cet oasis, se trouve un désert de sable à perte de vue. À Huacachina, l’activité de prédilection est le tour de buggy dans les dunes. Si vous n’êtes pas peureux et que vous aimez les sensations fortes, c’est définitivement une activité faite pour vous.

 

Mes trois semaines au Pérou ont passé à la vitesse de la lumière. Je suis tombée en amour avec les gens de Collique, avec l’espagnol, avec les paysages incroyables et avec toutes les couleurs uniques du Pérou. Ces trois semaines m’ont permise de me dépasser, de partager avec une autre réalité culturelle et de vivre des émotions fortes que je n’oublierai jamais.

 

À bientôt Pérou!

 

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